GLAUCOMITOGEN : Biomarqueurs mitochondriaux du glaucome

Recherche ophtalmologique

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31 000 €

Le glaucome chronique primitif à angle ouvert  est une maladie pouvant aboutir à la cécité. La fréquence de cette maladie augmente avec l’âge et touche aujourd’hui plus d’un million de français. La moitié  des patients atteints de glaucome ne sont pas diagnostiqués dans le monde, en absence de signes spécifiques d’appel. Pourtant, des traitements adaptés permettent de limiter l’impact visuel de la maladie.

Le programme

Le dysfonctionnement à l’origine de la maladie ne sont pas complètement élucidés. L’augmentation de la pression oculaire, qui est le principal facteur de risque, n’explique pas à elle seule la maladie puisque son traitement (par collyre, laser, chirurgie) ne permet pas toujours de stopper l’évolution. On retrouve souvent une histoire familiale de la maladie et donc des facteurs génétiques pourraient être associés. Des données récentes, et nos résultats préliminaires suggèrent que le glaucome peut être associé à des marqueurs génétiques mitochondriaux, qui pourraient être détectés dans le sang des patients.  La mitochondrie est la centrale énergétique de nos cellules et un mauvais fonctionnement mitochondrial pourrait participer à la survenue de glaucome.

Enjeux et finalité

Le but de ce projet est de  mieux comprendre les mécanismes à l’origine du glaucome.  L’enjeu est important car compte tenu du vieillissement de la population française, le nombre de personnes atteintes augmente chaque année. Cette meilleure compréhension pourrait permettre ainsi de mieux diagnostiquer précocement, de mieux prédire l‘évolution et donc de mieux soigner cette maladie avec des traitements adaptés à chaque patient.

Originalité et innovation

Peu de choses sont connues sur l’implication des mitochondries dans la genèse du glaucome.

 

Faire le lien entre glaucome et déficit de production énergétique est important et devrait permettre d’identifier des traitements visant à améliorer voir à restaurer ce fonctionnement énergétique pour cette maladie fréquente dans la population générale.

Résultats attendus

Cette étude va permettre :

1/ confirmer la présence de facteurs génétiques mitochondriaux dans le glaucome, 

 2/ préciser si la présence de ces marqueurs est un facteur de risque de sévérité et/ou d’évolution de la maladie.

Enfin cela pourrait permettre de mieux comprendre la physiopathologie du glaucome afin de pouvoir identifier de nouveaux traitements pour cette maladie. 

L’équipe

Le porteur du projet
Dr Stéphanie Leruez-CHU Angers / Service d’Ophtalmologie, praticien hospitalier depuis  2014.
 
L'équipe
Institut MITOVASC, CNRS UMR 6214, INSERM U1083, Université d'Angers, Service d’Ophtalmologie, CHU d'Angers, Angers, France

Pr Procaccio Vincent, service de Biochimie et Génétique, CHU Angers

Pr Reynier Pascal, service de Biochimie et Génétique, CHU Angers

Pr Bonneau Dominique, service de Biochimie et Génétique, CHU Angers

Dr Lenaers Guy, UMR CNRS 6214 – INSERM U1083, Université Angers

Dr Ebran Jean-Marc, service d’Ophtalmologie, CHU Angers

Dr Gohier Philippe, service d’Ophtalmologie, CHU Angers

Dr Jallet Guislaine, service d’Ophtalmologie, CHU Angers

Dr Lebranchu Pierre, service d’Ophtalmologie, CHU Nantes

Cette équipe est engagée depuis plus de 15 ans dans un programme de recherche sur les atteintes optiques héréditaires et les maladies mitochondriales. Cette activité de recherche a donné lieu à plusieurs dizaines de publications scientifiques. Elle a en particulier participé au décryptage génétique, biologique et clinique des atteintes optiques héréditaires, qui se sont toutes révélées en relation avec une atteinte énergétique mitochondriale. Très récemment elle a créé un institut MITOVASC dont l'objectif est de développer une médecine mitochondriale personnalisée et de mieux comprendre l'implication de cette mitochondrie dans des maladies humaines plus fréquentes comme le glaucome.